VERTIGO

VERTIGO
08/06/2018

 

Après trois EP remarqués, dont le dernier en date, « Vertigo Introduction », est sorti en janvier 2018, le groupe français BLOW passe à la vitesse supérieure. Leur premier album, « Vertigo », est la suite logique de cette aventure musicale soudée autour d’une longue amitié, et rendue possible par l’adhésion toujours plus grande de leur public.

Dans ce nouveau projet, le plus abouti de leur carrière, les quatre musiciens de BLOW parsèment leur musique d’images, de personnages, d’histoires... Toujours influencé par le Pink Floyd période Gilmour, par Moderat, Jungle, The XX ou encore Apparat, leur pop électronique est surmontée de textes inspirés par des films, des road-trips, le sexe ou l’espoir d’un changement. « Green Unicorn » raconte la vie d’un type paumé gagnant sa vie en combattant clandestinement dans des caves, « Get Some » celle d’un jeune homme cherchant à rejeter la faute de son adultère sur celle qui l’a séduit, lâche, ne voulant pas assumer. Chez BLOW, tout est imagé, pensé.

Evidemment, les histoires d’amour, qui peuplent les musiques du monde entier et de tout temps, sont récurrentes dans « Vertigo ». Le plus souvent, elles se déroulent dans un monde en crise, dans des villes ou des pays aux décors post-apocalyptiques. L’album est une photographie de notre époque. Les personnages veulent s’échapper, oublier leur condition... D’où ce côté aérien, cette sensation d’apesanteur que contiennent des titres forts tels que « Resentment », « Fall In The Deep » (titre sorti sur l’EP du même nom en 2016, et qui totalise déjà 4 millions d’écoutes sur Spotify), ou encore « It’s All A Lie ».

BLOW développe toujours sa patte sonore : voix planante, batterie lourde, synthés oniriques, et arrangements de guitare garants de l’émotion. Rien d’étonnant, donc, à ce que le premier titre de « Vertigo », « Night Passenger », mette en scène un univers spatial, interstellaire. Un astronaute, vivant seul depuis bien trop longtemps sur une base satellite, devient fou, se met à se croire omnipotent, tout-puissant.

Les voyages sont aussi sources d’inspiration. « Flaming Sky » raconte les terres brûlées, le réchauffement climatique, les arbres sans vie, images échappées d’un voyage en Ecosse au milieu des grandes plaines, ou au bord des falaises, environnement propice à la création. De même pour la Vallée de la Mort américaine, qui inspira à BLOW le titre « Last Goodbye ». Le film Valley Of Love, avec Isabelle Huppert et Gérard Depardieu, jouant un couple ayant perdu son fils dont le fantôme hante la vallée, a achevé de définir l’ambiance de l’un des titres les plus marquant de l’album.

Des histoires comme celles-ci, il y en a beaucoup dans « Vertigo ». C’est, avec le son si singulier de BLOW, ce qui rend cet album aussi percutant, aussi énigmatique. A l’image du groupe, de leurs prestations live, et de leur prometteuse discographie.

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